4.5.1 Insecticides
Les insecticides (par opposition aux fongicides et aux herbicides) sont peut-être les pesticides les plus controversés. Historiquement, ils ont inclus certaines des substances les plus toxiques employées par les agriculteurs, mais les insecticides modernes comprennent désormais des substances qui peuvent être formulées dans des produits appartenant à la classe de toxicité III ou mieux (voir la section 5.1.1). Une brève description du classement des MdA de l’IRAC est donnée cidessous, avec un résumé des propriétés des insecticides actuellement employés dans la cacaoculture dans le tableau 4.1.
Les insecticides du groupe 1 inhibent la filière de l’acétylcholinestérase (AChE) aux jonctions nerveuses. Le mécanisme de l’AChE dans les synapses des insectes étant similaire à celui des mammifères, beaucoup de composés du groupe 1 sont extrêmement ou hautement dangereux, bien qu’il existe plusieurs exceptions (ex. malathion, temephos qui appartiennent à la classe de toxicité III). Ce groupe contient une série de composés systémiques (ex. carbofuran, carbosulfan, diméthoate, monocrotophos) qui peuvent avoir une pression de vapeur significative (pv>1) et qui sont divisés en deux sous-groupes chimiques :
- A : carbamates, tels que promécarbe et propoxur, qui étaient employés dans le cacao mais qui sont maintenant interdits dans l’UE. Le fénobucarbe (BPMC) est encore largement employé contre les insectes suceurs en Asie, mais pas en Europe, les limites de résidus supérieures au seuil de détermination (SdD) pour ce composé dans l’UE étant donc appelées à être provisoires.
- B : insecticides organophosphorés (OP) tels que malathion, chlopyriphos et pirimiphos
Les composés du groupe 2 sont appelés antagonistes des canaux de chlorure GABA [1]-dépendants et comprennent deux sous-groupes :
- A : composés organochlorés plus anciens : HCH [2] (hexachlorocyclohexane, dont l’isomère gamma purifié est appelé lindane) et le groupe de composés des cyclodiènes, qui comprend l’endosulfan. Les HCH et l’endosulfan ont toujours été des insecticides très importants dans la cacaoculture, mais sont désormais obsolètes et ont été retirés. Leur action fumigène (haute pv, voir la section 4.4.1.) était considérée comme un avantage utile pour les exploitants – compensant une application déficiente – mais est désormais jugé inacceptable sur le plan environnemental ; en 2009, la production et l’utilisation de lindane dans l’agriculture ont été interdites dans le cadre de la Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants.
- B : le groupe de produits chimiques relativement récents (découverts en 1992) appelés phénylpyrazoles ou fiproles, représenté par le fipronil. Très puissant contre une large gamme d’insectes, il peut être utilisé à très faible dose et formulé dans des produits appartenant à la classe de toxicité III. Cependant, le fipronil possède un métabolite sulfone toxique (MB46136) et s’est vu attribuer de façon peu habituelle une LMR de 0,005 (inférieure à la valeur du SdD « par défaut »). De plus, compte tenu de son effet puissant sur les organismes non-cibles, il doit être employé avec beaucoup de prudence, essentiellement pour protéger les semis (et les structures ligneuses) contre les attaques de termites.
Le DDT est un composé organochloré qui appartient au même groupe IRAC (3) que les pyréthroïdes (voir l’encadré 2 ci-dessous) – tous ces produits chimiques attaquent le système nerveux des insectes mais de différentes manières. Le DDT et la plupart des composés des groupes 1-2 représentent « d’anciens insecticides chimiques » et ont été largement délaissés depuis 20 ans, pour des raisons réglementaires et commerciales. Les rares produits qui restent (surtout des OP) sont souvent des membres « plus modérés » de cette catégorie. Ils sont jugés pratiques et intéressants pour les agriculteurs parce qu’ils sont bon marché, rapides et à large spectre d’action.
En termes de stratégie de gestion phytosanitaire, ils aident à maintenir la diversité du MdA pour la gestion de la résistance (IRM) ; en particulier, les OP ne s’accumulent pas dans l’environnement et certains d’entre eux ont une persistance si faible qu’ils posent rarement des problèmes de résidus. Toutefois, bon nombre sont supposés être des perturbateurs endocriniens (voir l’encadré 1) et une revue récente [3] a conclu que « la plupart des études bien conçues ont dégagé une association significative entre une faible exposition aux OP et des altérations neurocomportementales » chez les humains. Il est donc probable que les OP ne restent pas longtemps autorisés dans la plupart des pays au-delà de la fin de cette décennie.
Pyréthroïdes (groupe MdA IRAC 3)
Désormais au deuxième rang du marché des insecticides synthétiques (autrefois au premier rang en termes de part de marché), ils sont hautement efficaces contre des parasites majeurs de l’agriculture et de la santé publique. Ces composés ont été introduits il y a 30 ans par une équipe de scientifiques de Rothamsted Research dirigée par M. Elliott, et ils ont représenté un progrès considérable en raison de leur activité et de leur toxicité relativement basse envers les mammifères. Leur développement venait à un moment particulièrement opportun puisqu’il coïncidait avec l’identification des problèmes associés au DDT (voir l’encadré 2), qui appartient au même groupe MdA (ils interférent avec le transport de sodium dans les cellules nerveuses des insectes).
Les travaux de cette équipe ont initialement consisté en l’identification des composants les plus actifs du pyrèthre, une substance extraite de fleurs de chrysanthème d’Afrique orientale connue de longue date pour avoir des propriétés insecticides. Le pyrèthre a un effet radical et détruit rapidement les insectes volants, mais sa toxicité envers les mammifères est basse et sa persistance négligeable – une caractéristique souhaitée en termes d’impact sur l’environnement mais qui donne une efficacité médiocre lors d’applications sur le terrain. Les pyréthroïdes peuvent être décrits comme des formes chimiquement stabilisées du pyrèthre naturel.
Les pyréthroïdes de 1e génération développés dans les années 60 comprennent la bioalléthrine, la tétraméthrine, la resméthrine et la bioresméthrine. Ces composés sont plus actifs que le pyrèthre naturel mais instables à la lumière solaire. L’activité du pyrèthre et des pyréthroïdes de 1e génération est souvent renforcée par l’addition d’un synergiste, le butoxyde de pipéronyle (qui n’est pas biologiquement actif en lui-même). Après l’adoption du règlement CE 1107/2009, de nombreux composés de 1e génération n’ont pas été homologués de nouveau, probablement parce que le marché n’était pas assez important pour justifier les coûts (plutôt qu’en raison d’inquiétudes particulières concernant la sécurité).
En 1974, l’équipe de Rothamsted Research avait découvert des composés de 2e génération plus persistants, notamment la perméthrine, la cyperméthrine et la deltaméthrine. Ces composés sont nettement plus résistants à la dégradation par la lumière et l’air, ce qui les rend appropriés pour une utilisation agricole ; toutefois, leur toxicité envers les mammifères est nettement plus marquée. Au cours des décennies suivantes sont venus s’ajouter d’autres composés de marque tels que le fenvalérate, la lambda-cyhalothrine et la bêta-cyfluthrine. La plupart des brevets ont maintenant expiré, et ils sont donc devenus bon marché et en conséquence populaires (encore que l’homologation de la perméthrine, le fenvalérate et, plus récemment, le bêta-cyfluthrine ne sont plus approuvés dans l'UE pour une utilisation sur les cultures comestibles dans le cadre de la procédure 91/414/CEE). L’une des caractéristiques moins désirables, en particulier des pyréthroïdes de 2e génération, est leur pouvoir irritant pour la peau et les yeux, ce qui a conduit à développer des formulations spéciales telles que des suspensions aqueuses de microcapsules (CS, pour capsule suspensions).
Les pyréthroïdes ont été largement utilisés contre les insectes parasites du cacaoyer, notamment contre les mirides en Afrique occidentale (Helopeltis) et contre le foreur de cabosses en Asie du Sud-Est. Des exemples de ces composés communément utilisés sont notamment la bifenthrine, la deltaméthrine, la cyperméthrine et la lambda-cyhalothrine. La tétraméthrine synergisée a été appliquée à vaste échelle pour le contrôle des teignes des stocks – en partie en raison de sa persistance basse et de son faible pouvoir irritant, mais (de même que la perméthrine et la bifenthrine), son agrément n’a pas été renouvelé. Les pyréthroïdes de première génération ont été remplacés par le pyrèthre naturel (généralement synergisé) et d’autres insecticides autorisés à effet « destructeur » de 2e génération comme la cyperméthrine (mais l'alpha, le bêta et le zeta-cyperméthrine ne sont plus approuvés pour une utilisation dans l'UE). Ils doivent être utilisés très prudemment compte tenu de leur persistance accrue et du risque général d’émergence d’une résistance aux insecticides.
Insecticides néonicotinoïdes et similaires (groupe 4A IRAC)
La nicotine, l’« ingrédient actif » des fumeurs, est aussi un très puissant insecticide. En tant que produit naturel, le « thé du tabac » a été autorisé pour la lutte phytosanitaire biologique, mais la nicotine purifiée serait classée comme très toxique (classe 1) si elle était vendue dans le commerce. De même que le pyrèthre et les pyréthroïdes, les analogues synthétiques commercialisés, appelés insecticides « néonicotinoïdes » ou « nicotinyle », sont plus stables que leurs géniteurs naturels face à la lumière solaire. Contrairement au pyrèthre et aux pyréthroïdes mais à l’instar des « nouveaux produits chimiques », les néonicotonoïdes affichent généralement une faible toxicité pour les mammifères par rapport à leur analogue naturel, certains produits figurant dans la classe de toxicité III.
Encadré 2 : le DDT dans les pays producteurs de cacao
L’acronyme ‘DDT’ (dichloro-diphényl-trichloroéthane) évoque bon nombre d’idées (souvent négatives) sur les pesticides. Premier grand insecticide synthétique, lancé dans les années 1940, ce composé a été suivi par d’autres produits dans le groupe de substances chimiques appelées organochlorines. Dans les années 1960, Rachael Carson [4] et d’autres ont souligné ses effets indésirables, notamment liés à son utilisation excessive dans l’agriculture (impact environnemental, résistance et résurgence). Mais ce sont les résidus dans les produits alimentaires qui ont provoqué la plus grosse alarme dans le public, avec la détection de DDT et de produits issus de sa décomposition dans le lait maternel. Il a été un des premiers composés classés comme « polluant organique persistant » (POP). Cependant, le DDT a assurément sauvé des millions de vies : il est bon marché et assure le contrôle à long terme des moustiques du paludisme, avec « des performances remarquables en termes de sécurité quand il est employé en petites quantités pour la pulvérisation résiduelle en intérieur (IRS) dans les régions endémiques ». [5]
Le DDT est aujourd’hui systématiquement déconseillé en agriculture, mais des usages abusifs ont été signalés, provoquant la propagation d’insecticides IRS dans d’autres cultures, et les résidus dans les produits alimentaires continuent donc d’être surveillés. Le paludisme est souvent endémique dans les régions cacaoyères et un usage incorrect est donc possible, c’est pourquoi des LMR pragmatiques ont été fixes à 0,5 ppm dans l’UE, 0,15 ppm en Russie, 1,0 ppm aux USA et 0,05 ppm au Japon.
Tableau 4.1 Propriétés de certains insecticides actuellement utilisés dans la cacaoculture [Le statut réglementaire de l'UE a été mis à jour en septembre 2025]
Une douzaine de néonicotinoïdes ont été développés depuis que l’imidaclopride a été commercialisé en 1991 par Bayer AG et Nihon Tokushu Noyaku Seizo KK. Ils appartiennent à trois sous-groupes chimiques, dont deux sont actuellement intéressants pour la cacaoculture. Tous les néonicotinoïdes sont systémiques et ont des valeurs log P de <1 (voir le tableau 4.1). L’aspect le plus controversé de ces composés est probablement leur toxicité relativement élevée pour les abeilles (malgré la série de tests environnementaux subis avant leur enregistrement). En Europe, ce problème est résolu par des mécanismes de contrôle qui réduisent considérablement la propagation de gouttes et de poudre entre les applications et les plants.
En 2013, un moratoire a été déclaré pour trois néonicotinoïdes : clothianidine, imidaclopride et thiaméthoxame dans l’UE (voir la section 4.8). À ce stade, on ne peut émettre que des hypothèses sur les conséquences pratiques à long terme de ce moratoire et d’autres restrictions dans les pays consommateurs de cacao. L’interdiction d’usage dans l’UE pourrait provoquer un détournement des produits vers les marchés secondaires (pouvant entraîner des problèmes de compétitivité des prix ou de « dumping » selon le point de vue). Il est également prévisible que les néonicotinoïdes cyano-substitués soient encouragés comme « plus respectueux des abeilles » ou expressions similaires. Le tableau cidessus montre qu’il y a plus de >2 ordres de grandeur moins toxiques pour les abeilles que le groupe nitro, en particulier par voie orale. Cependant, la gestion des résidus est une priorité encore plus élevée actuellement dans la cacaoculture (voir l’annexe 3). Il est nécessaire de diffuser davantage d’information dans le domaine public sur le dosage, le niveau de concentration des IA et donc le risque que les pratiques d’application actuelles dans les exploitations (et les intervalles pré-récolte) entraînent des résidus en aval supérieurs aux LMR.
Autres modes d’action insecticide
Les insecticides décrits ci-dessus agissent tous sur les voies biochimiques du système nerveux des insectes et sont donc classés comme « neurotoxiques » ou ayant une action sur la coordination des insectes. À mesure que l’on connaît plus précisément les effets des insecticides sur les voies biochimiques cibles, des mises à jour sont publiées par l’IRAC [7]. Les sociétés de recherche agrochimique continuent d’explorer de nouveaux marchés pour leurs IA, qui figurent ici à l’annexe 3C d’après les informations dont disposent les auteurs. Les entreprises ont récemment souligné « l’origine naturelle » d’un certain nombre de groupes de MdA : par exemple, les groupes 5 et 6 sont constitués de produits de fermentation avec des molécules complexes relativement grandes appelées « lactones macrocycliques », provenant de Saccharopolyspora spinosa et Streptomyces avermitilis respectivement. Il existe un intérêt considérable pour le dernier groupe de MdA (28), les diamides ou modulateurs des récepteurs de la ryanodine, qui sont des analogues synthétiques d’extraits hydrosolubles du buisson tropical Ryania speciosa ; ils provoquent une léthargie générale et une paralysie musculaire conduisant à la mort des insectes exposés mais leur toxicité est très faibles pour les mammifères.
Certains cas d’utilisation d’analogues de la néréistoxine (groupe 14) dans la cacaoculture ont également été signalés. Il s’agit d’un petit groupe de pro-insecticides alcaloïdes commerciaux provenant de Nereis sp. (vers marins), comprenant par exemple le chlorhydrate de cartap, le thiocyclame et le thiosultap-sodium : comme les néonicotinoïdes et les spinosynes, ils affectent (et bloquent dans ce cas) le canal du récepteur nicotinique de l’acétylcholine (NAchR) dans les synapses des insectes. Bien que disponibles en Asie et en Afrique, ils ne peuvent pas être recommandés actuellement parce que les LMR n’ont pas encore été fixées dans l’UE ni ailleurs.
| Groupe | Mode d’action | Exemples | Usage possible sur le cacao |
|---|---|---|---|
| 5 | Activateurs des récepteurs nicotiniques de l’acétylcholine (nAChR) | Activateurs des récepteurs nicotiniques de l’acétylcholine (nAChR) | Activateurs des récepteurs nicotiniques de l’acétylcholine (nAChR) |
| 6 | Activateurs des canaux à chlorure | Avermectines comme le benzoate d’émamectine | Large spectre d’activité contre les lépidoptères |
| 9B | Inhibiteurs sélectifs d’alimentation : modulent les organes chordotonaux | pymétrozine | Hémiptères comme les mirides |
| 28 | Modulateurs des récepteurs de la ryanodine (diamides) agissant sur l’interface nerf- muscle | Chlorantraniliprole (CTPR), cyantraniliprole, flubendiamide | Lépidoptères comme le foreur de cabosse |
Plusieurs substances actives issues de cette « nouvelle chimie » sont particulièrement intéressantes en raison de leur faible toxicité pour les mammifères, qui permet de surmonter l’une des principales critiques émises à l’encontre des insecticides. Des groupes de MdA plus anciens, dont la toxicité est souvent inférieure pour les mammifères et les organismes non-cibles (donc compatibles avec la LAI), ont inclus des composés non neurotoxiques qui ciblent spécifiquement les voies biochimiques des insectes. Cela englobe plusieurs mécanismes dans la formation de la cuticule des insectes, la régulation de la mue et d’autres fonctions endocriniennes uniques aux insectes et autres arthropodes. Généralement d’action lente (c.-à-d. qu’il faut au moins 2 à 3 jours pour observer une activité sur le terrain), les produits non neuroactifs se sont avérés plus difficiles à commercialiser, exigent une formation plus poussée des exploitants et peuvent rencontrer des difficultés d’homologation (voir la section 4.7). Cependant, la nécessité de trouver des mesures de lutte efficaces contre des ravageurs comme le foreur de cabosse et d’assurer la diversité des MdA pour la gestion de la résistance peut encore favoriser les groupes d’insecticides 15, 18 et peut-être d’autres. L’acide tétronique spirotétramate (groupe 23) a été le premier insecticide produisant une translocation basipète, ce qui le rend très efficace contre certains insectes suceurs ; il fait actuellement l’objet d’une évaluation contre les cochenilles (Pseudococcidae) qui constituent les vecteurs de l’oedème des pousses (CSSVD).
| Groupe | Mode d’action | Exemples | Usage possible sur le cacao |
|---|---|---|---|
| 15 | Inhibiteurs de la biosynthèse de la chitine, type 0 : action sur les lépidoptères (ou régulateurs de croissance des insectes) | Acylurées comme le lufénurone et le novaluron | Lépidoptères nuisibles comme le foreur de cabosse |
| 18 | Antagonistes des récepteurs de l’ecdysone (imite l’action de l’hormone de la mue pour provoquer une accélération mortelle du processus) | méthoxyfénozide | Relativement spécifique pour les lépidoptères : potentiellement utile contre le foreur de cabosse. |
| 23 | Inhibiteurs de la biosynthèse des lipides (acétyl COA carboxylase) | Acides tétroniques comme le spirotétramate | Potentiellement utile contre les vecteurs de Pseudococcid CSSV |
Il convient de mentionner ici le potentiel des agents antimicrobiens, dont les champignons entomopathogènes (p. ex., Metarhizium et Beauveria sp.) et les virus. L’IRAC doit encore leur attribuer des groupes de MdA, mais la bactérie Bacillus thuringiensis, le plus important biopesticide au niveau mondial, a été classé dans le groupe 11A : « Perturbateurs microbiens des membranes de l’intestin moyen des insectes ». Il a été suggéré que les protéines ‘cry’ qui entraînent cette action pourraient être exprimées dans la coque du cacao et donc efficaces contre le foreur de cabosse [9], mais la modification génétique du cacao fait l’objet de fortes controverses, même sur le continent américain.
Dans la plupart des pays producteurs de cacao, les insecticides représentent la plus grande part des produits homologués et ceux issus de la « nouvelle chimie » sont maintenant en cours d’homologation (voir l’annexe 3). Cependant, la diversité des MdA reste limitée et le marché et dominé par les néonicotinoïdes et les pyréthroïdes, alors que les produits combinant plusieurs IA sont en hausse.