7.1 Architecture de la culture

Une stratégie de lutte antiparasitaire intégrée signifie généralement que les exploitants doivent inspecter leurs cultures régulièrement, ce qui peut impliquer une récolte sanitaire pour éliminer les cabosses infestées. Il est pratiquement impossible d’effectuer cette opération d’une manière satisfaisante dans des cacaoyères très hautes. De même, une bonne pulvérisation permettant de maximiser l’exposition de la cible biologique requiert des arbres bien gérés.
 

Les grands arbres sont difficiles à : •	surveiller •	pulvériser •	récolter


Tailler les arbres régulièrement : réduire la hauteur des grands arbres (à 3-4 mètres) facilitera la pulvérisation, mais vous devrez vous préparer à perdre un cycle de production ! Ceci est probablement la condition préalable la plus importante à la mise en oeuvre de BPA, et diverses méthodes peuvent être employées pour réhabiliter de très grands cacaoyers, comme illustré ci-dessous.
 

Une mesure radicale mais nécessaire : la réhabilitation du cacaoyer
 

cocoa rehabilitation
À gauche et au centre : simple réduction de la taille de l’arbre ; la coupe est effectuée à 1,5 – 2 mètres environ du sol et l’arbre est ensuite traité avec un fongicide à base de cuivre. Pour aintenir un certain niveau de production, cette opération doit être effectuée par étapes sur une période de 4-5 ans (en d’autres termes, sur 1/4 de l’exploitation chaque année).
À droite : réhabilitation après greffage sur gourmand.
Ci-dessous : greffage latéral