5.8 Que peut-on faire pour atténuer les problèmes posés par les résidus ?
Les principales mesures qui peuvent être prises à l’échelon de l’exploitant et de l’opérateur sont les suivantes :
- appliquer la ou les substances appropriées,
- de la manière adéquate,
- au moment opportun.
En conséquence, on peut proposer quatre moyens pratiques importants pour éviter toute infraction en matière de résidus :
- Déterminer si l’application d’un pesticide est la manière la plus appropriée de résoudre le problème :
- Le rapport coût-efficacité sera-t-il valable ?
- Existe-t-il des alternatives viables ?
- Un pesticide proposé a-t-il été retiré ?
si oui, ne pas l’utiliser. - Le pesticide sera-t-il probablement retiré bientôt (annexe 3) ?
si oui, voir la section 5.6.
- Si cette stratégie est appropriée, sélectionner le pesticide adapté au problème en se posant les questions suivantes :
- Est-ce que j’utilise un produit convenant à la cacaoculture ?
- Figure-t-il sur la liste des produits recommandés pour résoudre le problème ?
- Est-ce que je m’expose à un risque en l’utilisant ?
- Comment devrais-je l’utiliser ?
- Appliquer des pesticides de la manière appropriée pour un contrôle antiparasitaire efficace. Une bonne application exige un contrôle de la quantité de produit administrée sur la culture. Ceci passe par la sélection d’une buse appropriée, un étalonnage adéquat et une bonne technique d’application (voir le chapitre 6). Une idée fausse fréquemment rencontrée prétend que « l’addition d’un petit excédent garantira une bonne efficacité ».
- Appliquer les pesticides au moment opportun – avant le délai avant la récolte (DAR), qui est le nombre minimal de jours autorisé entre la dernière pulvérisation et la récolte. Cela peut être l’une des principales précautions pour éviter que les produits ne contiennent des résidus nocifs.
Par exemple, le produit illustré [1] est un fongicide efficace largement utilisé dans la lutte contre la pourriture noire. L’étiquette (« Recommandations d’utilisation ») indique que le DAR recommandé est d’un mois, mais les exploitants agricoles ne respecteront pas toujours ce délai en cas d’affection au pic de la saison. Les formateurs doivent mettre l’accent sur ce point avec des messages clairs tels que « ne pas pulvériser dans les 4 semaines précédant la récolte ».