5.1.2 Autres mesures de la toxicité et leurs implications
Sur le plan opérationnel, la toxicité aiguë est primordiale mais d’autres critères sont importants – notamment en ce qui concerne les évaluations de la sécurité alimentaire. D’autres données toxicologiques sont requises pour qu’un pesticide puisse être homologué, y compris :
- Toxicité chronique (subaiguë), qui est examinée sur des périodes prolongées (mesurées en années) et inclut des études de la toxicité sur la reproduction (portant sur plusieurs générations) pour vérifier si la fécondité est affectée
- Carcinogénicité – pour établir si la substance est susceptible de causer des cancers
- Tératogénicité – pour établir si la substance est susceptible d’être nocive envers les embryons
- Génotoxicité – pour établir si la substance est susceptible d’endommager le génome
- Pouvoir irritant (notamment chez les opérateurs des pulvérisateurs) et
- Métabolisme – il est important de savoir comment la substance est métabolisée, quels sont les dérivés formés (les métabolites peuvent se révéler plus toxiques que le pesticide de départ) et quelle est la voie d’excrétion de tous les métabolites.
Deux mesures importantes (et les termes qui leur sont associés) figurent d’une manière particulièrement proéminente dans la législation et le débat. Elles ne sont en fait pas liées l’une à l’autre, mais on peut d’une certaine manière les considérer comme représentatives du danger et du risque.
- Des « mesures toxicologiques » fondées sur des limites de sécurité connues, y compris la dose journalière admissible (DJA : un indicateur clé pour l’homologation d’un pesticide, décrit dans la section 5.3)
- Les mesures et les limites appliquées aux résidus détectés sur la base d’essais en champ, y compris les limites maximales de résidus (LMR : des spécifications pratiques pour la sécurité des aliments) pour une culture déterminée.