9. Conclusions

9.1 Conclusions générales

L’objectif de ce guide est la sensibilisation aux problèmes généraux et spécifiques ainsi qu’aux aspects pratiques liés à l’utilisation de pesticides dans la cacaoculture. Certains problèmes peuvent être spécifiques à un pays donné et d’autres peuvent également impliquer des informations sensibles d’un point de vue commercial, mais il est communément admis que beaucoup reste à faire pour améliorer les connaissances générales sur la science des pesticides et les pratiques actuelles de gestion des parasites.

En particulier, on n’insistera jamais assez sur la précision requise (p. ex., l’utilisation de normes internationales axées sur les IA et non sur les noms de marque, l’étalonnage à l’échelle de l’exploitation, etc.). Il existe de nombreuses possibilités de collaboration et d’échanges de connaissances en matière de pratiques de lutte antiparasitaires dans les régions cacaoyères. Les choix peuvent parfois sembler déconcertants, mais des pays voisins partagent souvent les problèmes causés par des nuisibles. Tout au long de ce guide, nous avons souligné la nécessité d’améliorer :

  • le choix des produits phytosanitaires
  • les méthodes et le calendrier d’application des traitements
  • la communication sur ces aspects

De toute évidence, l’établissement de BPA ne permet pas simplement de garantir une utilisation correcte de pesticides et le retrait des composés obsolètes et problématiques. Les méthodes agricoles existantes ont généralement leurs raisons (qu’elles soient pertinentes ou non) et il est très important de savoir par qui et pourquoi elles sont utilisées et par qui elles sont influencées. Le choix des pesticides est toutefois crucial et les listes de composés répertoriés à l’annexe 3 font l’objet de révisions trimestrielles.
 

Notes sur les listes d’IA de l’annexe 3

  • Les noms commerciaux ne sont pas utilisés (ils varient souvent selon les pays) mais plusieurs produits contiennent des mélanges d’IA.
  • L’apparition de résidus pouvant se produire à n’importe quel point de la filière, un IA peut uniquement figurer dans UNE des catégories A, B, C ou D (section 9.2).
  • Les composés continuent d’être étudiés à des fin de classement et des précautions particulières doivent être prises pour tous les produits mentionnés sur la liste « en attente » (P). Les composés étiquetés ‘M’ sont sujets au moratoire de 2013 dans l’UE en raison du risque de toxicité pour les abeilles.
  • Pour des raisons historiques, un certain nombre de composés ont été signalés comme utilisés en cacaoculture mais ont des valeurs de LMR supérieures à la valeur par défaut, sans toutefois figurer sur la liste des substances de l’annexe 1 de la CE. Il est important de savoir que l’autorisation d’un pesticide sur le marché de l’UE et la législation harmonisée sur les résidus de pesticides (396/2005/EC, comprenant les LMR pour le cacao importé) sont essentiellement deux questions juridiques distinctes.
  • En principe, les agences d’approvisionnement et les cacaoculteurs sont encouragés à faire preuve de prudence pour tous les produits contenant un IA figurant à l’annexe 3B, qui ne devraient pas être développés sur de nouveaux marchés. Cependant, cette liste est un « panaché » de composés comprenant :
    • Ceux qui font l’objet de tolérances à l’importation sur certains marchés mais pas sur d’autres
    • Ceux pour lesquels aucun fabricant n’a jugé utile de préparer et de présenter un dossier adéquat pour leur inscription à l’annexe 1 dans l’UE.
    • Les IA liés à des problèmes connus mais pour lesquels des LMRp ont été fixées dans l’intérêt de la production de cacao et de la concurrence sur le marché, lorsque des demandes ont été soumises pour des composés largement employés dans au moins une juridiction.