9.3 Le principe de précaution

Les pays producteurs et consommateurs de cacao devraient bénéficier du « principe de précaution » en tant qu’approche de la sécurité publique et de la durabilité des cultures. Des slogans tels que « le pacte vert » et « de la ferme à la table » sont utilisés pour sensibiliser le public à des questions importantes qui vont de la sécurité des enfants en milieu rural aux menaces du changement climatique. 

Nous estimons que les défis et les divergences découlent essentiellement de mesures pratiques qui devraient être résolues, sous réserve : 

  • d’une prise de conscience des véritables problèmes techniques (un objectif de ce guide) et des alternatives disponibles,
  • d’une bonne gouvernance, et
  • d’un mécanisme de retour d’information efficace permettant aux producteurs et aux consommateurs de connaître leurs besoins et leurs attentes respectives. 

Par exemple, un véritable « pacte vert » ne deviendra réalité que si les mesures alternatives de lutte contre les ravageurs fonctionnent bien pour les exploitants qui doivent les appliquer. Les produits chimiques restent un élément important de la LAI, tout simplement parce que la cacaoculture n’est pas prête pour une stratégie de biocontrôle à 100 % et que le biocontrôle ne reste qu’un élément de la LAI. En outre, le fait de considérer tous les produits chimiques comme étant probablement dangereux par nature reflète assurément une politique de l’autruche. L’incapacité à faire face aux attentes des consommateurs, réellement préoccupés par la présence de résidus dans leurs aliments, aux besoins des agriculteurs potentiellement confrontés à des pertes de récolte de plus de 50 % et aux risques encourus par les enfants et les passants dans les communautés agricoles rurales n’est en aucun cas être acceptable.